État général du malade : les 6 éléments de l'état général, de normal au pathologique.
Publié Il y a 3 mois | Mise à jour Il y a 1 mois

On appelle éléments de l'état général du patient, les éléments qui permettent d’évaluer l’état global du malade afin de prendre une décision clinique. Ces éléments permettent de déterminer si l'état général du patient est bon ou altéré.
Avant d'aller plus loin, je vous invite à consulter l'article « Comment accueillir un malade à l’hôpital ? », afin de mieux situer le contexte de l’arrivée du patient et les éléments de l'évaluation initiale.
Les éléments de l'état général du patient sont au nombre de 6, à savoir :
Avant d'aller plus loin, je vous invite à consulter l'article « Comment accueillir un malade à l’hôpital ? », afin de mieux situer le contexte de l’arrivée du patient et les éléments de l'évaluation initiale.
Les éléments de l'état général du patient sont au nombre de 6, à savoir :
1. La conscience ;
2. L’attitude ;
3. Le faciès ;
4. La température ;
5. La constitution ;
6. L’état nutritionnel.
Les éléments de l’état général chez le nouveau-né sont nombreux et diffèrent de ceux observés chez l’adulte. Chez le nouveau-né, on prend en compte des critères spécifiques tels que la coloration de la peau et l’état de la fontanelle antérieure, par exemple.
Lorsqu’un de ces éléments est perturbé, on dit que l’état général est altéré par cet élément-là. Un malade peut toutefois présenter une perturbation isolée tout en gardant un état général stable. Dans ce cas, on dit que l’état général est bon ou conservé.
Inversement, un patient peut arriver à l’hôpital dans un bon état : il parle bien, il sourit et collabore même. Dans ce cas, on dit que l’état général est remonté ou motivé.
En médecine tout comme en soins infirmiers on peut dire : "état général altéré par" ou "état général marqué par". C'est la même chose.
LA CONSCIENCE
Elle correspond à la capacité du patient à percevoir, comprendre et réagir à ce qui l’entoure. Une conscience normale est dite lucide. Elle peut être altérée par :
Elle correspond à la capacité du patient à percevoir, comprendre et réagir à ce qui l’entoure. Une conscience normale est dite lucide. Elle peut être altérée par :
- le coma ;
- la stupeur ;
- la confusion ;
- le délire ;
- la dépression ;
- l’anxiété.
Un patient présentant une perte de connaissance doit être décrit comme ayant un état général altéré par une altération de la conscience. Comment cette précision peut-elle vous aider à présenter le malade de manière claire et structurée lors des staffs et des tours de salle ?
L'ATTITUDE
C’est la position que le malade adopte à son arrivée à l’hôpital. Le malade peut arrivé dans une attitude ambulante : il marche seul, sans aide. Ou dans une attitude ambulante soutenue : il marche avec un appui. Il peut aussi être amené dans une attitude alitée : couché ou transporté (active : il parle et bouge; passive : il est inconscient ou comateux).
L’attitude normale est dite ambulante non soutenue. Elle traduit un bon état général. L’attitude cambrée, chez la femme, désigne une position du corps où le tronc est légèrement rejeté en arrière avec une cambrure accentuée du bas du dos (lordose lombaire).
Sur le plan médical ou clinique, l'attitude cambrée a plusieurs significations : elle est physiologique : lorsque la femme présente une cambrure lombaire plus marquée sans douleur, liée à la morphologie du bassin.
Elle est pathologique lorsque cette cambrure est exagérée par une douleur abdominale, pelvienne ou dorsale (par exemple dans les contractions utérines, la grossesse, ou certaines maladies vertébrales). L’évaluation de cette attitude est également importante dans la préparation du malade à l’intervention chirurgicale.
L'attitude cambrée peut aussi être fonctionnelle ou réflexe : ici le patient adopte cette position pour soulager une douleur d'effort ou faciliter la respiration.
Sur le plan médical ou clinique, l'attitude cambrée a plusieurs significations : elle est physiologique : lorsque la femme présente une cambrure lombaire plus marquée sans douleur, liée à la morphologie du bassin.
Elle est pathologique lorsque cette cambrure est exagérée par une douleur abdominale, pelvienne ou dorsale (par exemple dans les contractions utérines, la grossesse, ou certaines maladies vertébrales). L’évaluation de cette attitude est également importante dans la préparation du malade à l’intervention chirurgicale.
L'attitude cambrée peut aussi être fonctionnelle ou réflexe : ici le patient adopte cette position pour soulager une douleur d'effort ou faciliter la respiration.
LE FACIES
C’est l’expression du visage, souvent révélatrice de l’état du malade. Le faciès normal est détendu, expressif et symétrique. Il peut être pathologique :
C’est l’expression du visage, souvent révélatrice de l’état du malade. Le faciès normal est détendu, expressif et symétrique. Il peut être pathologique :
- souffrant : douleur, maladie aiguë ;
- bouffi : gonflement du visage, œdème ;
- héctique : rouge et brillant en cas de fièvre ;
- sardonique : rictus involontaire observé dans le tétanos.
On précise toujours l’élément perturbateur : par exemple, état général altéré ou marqué par un faciès souffrant.
LA TEMPERATURE
C’est le degré de chaleur corporelle. Elle peut être élevée, on parle de l'hyperthermie. Elle peut être basse, on parle de l'hypothermie : température basse. La température normale se situe entre 36 et 36,2 °C le matin, et 37 à 37,5 °C le soir.
Une variation anormale de la température modifie l’état général : un patient fébrile ou en hypothermie doit être évalué et pris en charge rapidement.
C’est le degré de chaleur corporelle. Elle peut être élevée, on parle de l'hyperthermie. Elle peut être basse, on parle de l'hypothermie : température basse. La température normale se situe entre 36 et 36,2 °C le matin, et 37 à 37,5 °C le soir.
Une variation anormale de la température modifie l’état général : un patient fébrile ou en hypothermie doit être évalué et pris en charge rapidement.
LA CONSTITUTION
Elle désigne la structure physique du malade : sa taille, son poids, son ossature et sa musculature.
On distingue plusieurs types :
Elle désigne la structure physique du malade : sa taille, son poids, son ossature et sa musculature.
On distingue plusieurs types :
- Constitution normale : proportions équilibrées ;
- Constitution grêle : mince ou fragile ;
- Constitution robuste : bien bâtie, musclée ;
- Constitution obèse : surcharge graisseuse.
Une constitution trop faible ou trop forte peut influencer la tolérance à la maladie.
L’ETAT NUTRITIONNEL
Il reflète la qualité de l’alimentation et les réserves énergétiques du corps. L'état nutritionnel est toujours apprécié par la prise des mesures anthropométriques.
Les variétés de l'état nutritionnel du patient sont :
Il reflète la qualité de l’alimentation et les réserves énergétiques du corps. L'état nutritionnel est toujours apprécié par la prise des mesures anthropométriques.
Les variétés de l'état nutritionnel du patient sont :
- Bon état nutritionnel : poids stable, teint vif, bonne tonicité ;
- Moyen : perte légère de poids ou fonte musculaire débutante ;
- Mauvais : amaigrissement marqué, faiblesse générale, teint terne.
Un mauvais état nutritionnel affaiblit l’organisme et aggrave l’évolution des maladies. L’évaluation de l’état général du malade repose sur l’observation de ces six éléments, qui doivent être examinés ensemble, car une altération isolée ne signifie pas toujours un état général mauvais. C’est la cohérence de l’ensemble qui permet d’apprécier si le malade est stable ou s’il présente un état général altéré nécessitant une prise en charge urgente.