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Méconurie chez le nouveau-né, que faire ?

Mutamba Bil: Expert en Santé Publique & Projets Humanitaires, Master MLM.

Publié Il y a 2 mois | Mise à jour Il y a 1 mois

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On appelle méconurie, l’absence ou le retard de production d’urine chez le nouveau-né. Cette situation peut inquiéter les parents et même le personnel soignant. Un élément important à surveiller en postpartum, et un signe révéler des nombreuses anomalies rénales ou métaboliques. 

La méconurie peut aussi être témoin d’une déshydratation. La prise en charge immédiat et le suivi sont des éléments essentiels pouvant aider l’infirmier à prévenir des complications graves qui peuvent survenir. D’où l’importance de faire un plan de soins infirmiers pour bien travailler.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?
Les causes de la méconurie sont multiples à savoir :
  • La déshydratation : suite à une insuffisance de liquide ou le fait de ne pas téter ;
  • Les malformations des voies urinaires ;
  • Les maladies métaboliques ;
  • L’automédication: la prise de certains médicaments pendant la grossesse.
Les rôles de l’infirmier en cas de méconurie
Le rôle de l’infirmier en cas de suspicion de méconurie consiste à identifier d’abord les symptômes : l’infirmier se renseigne sur l’absence ou le retard de production d’urine dans les 24 à 48h après la naissance du bébé. Il apprécie aussi la couleur et l’odeur de l’urine, la perte de poids ou les signes de déshydratation. 

La déshydratation est suspectée chez tout bébé fatigué et dont la fontanelle antérieure est déprimé. D’où, l’infirmier doit connaître les éléments de l’état général du patient et du nouveau-né. Les éléments anormaux identifiés vont lui permettre d’instaurer une prise en charge précoce.

Prise en charge infirmière en cas de méconurie
  1. La surveillance de la diurèse : noter chaque miction dans le dossier infirmier.
  2. La mesure du poids quotidien : perte de poids excessive peut être alarmant.
  3. La surveillance des signes vitaux ;
  4. Collaborer avec le médecin : signaler tout retard prolongé dans la production d’urine.
  5. Éduquer les parents en leur expliquant l’importance de l’allaitement maternel et de surveiller la miction à domicile.
  6. En cas d’absence prolongée d’urine (>24h), hydrater le bébé, proposer un bilan rénal et des examens complémentaires.
  7. Lors de l’administration de soins, l’infirmier veille à utiliser les matériels de soins de qualité, dans le respect des principes d’asepsie et d’antisepsie.
La méconurie est souvent rare, mais, un signe critique à identifier rapidement. Une surveillance infirmière et médicale rigoureuse et une prise en charge précoce par l’infirmier luttent contre les complications et garanti la sécurité du nouveau-né. Les parents doivent être également rassurés.